Vincent Peillon, l’homme révolté

Posté le 26 janvier dans A chaud !, Politique, Polémique
Vincent Peillon, l’homme révolté
La Grand-messe de jeudi soir a tourné au vinaigre après qu’une Arlette Chabot déconfite ait lu le communiqué de presse signé Peillon.
A la fois annonce et justification de son absence, le papier se fit pièce à conviction pour la présentatrice du débat, les protagonistes et les
téléspectateurs qui n’auront pas manqué de juger par contumace son auteur. Celui-ci n’a pas raté grand chose. Un reportage sur Besson suivi d’une querelle de mots et de chiffres – entre le ministre et Le Pen – sur l’immigration, ne valaient sans doute pas le déplacement. Et puis en quoi cette « autre idée de la France » qu’il invoque peut-elle intéresser les Français, a fortiori les socialistes ? Qu’aurait trouvé à répondre à l’artisan d’un débat absurde l’agrégé de philosophie? Une « comédie » à laquelle il réplique par un coup de théâtre, voilà le paradoxe que Peillon s’est offert.
Disons-le franchement, ce coup médiatique est un bide haut de gamme. Saluons néanmoins la fougue du député européen qui, une fois n’est pas
coutume au PS, a décidé de faire cavalier seul, ou presque, Martine Aubry étant son unique complice. D’où un certain malaise au sein du parti dont les membres ne se bousculent pas pour prendre la défense de leur non-porte-parole d’un soir. Insatisfait d’ajouter ainsi de la discorde à la discorde,
Peillon nous a régalé, toujours dans son billet d’absence, d’une savoureuse diatribe contre « l’opération » menée par l’Elysée avec l’étroite collaboration de Chabot. Mais ce délire complotiste lui est vite passé, comme l’atteste sa présence dès le lendemain sur le plateau du Grand Journal, où il a d’ailleurs eu du mal à plaider sa cause. Belle pirouette pour celui qui dit « lutter contre un système médiatique qui fabrique des discours préformatés ».
Son volte-face traduit surtout l’attitude grotesque d’un parti impuissant qui ne trouve son unité que dans le silence. Peillon et le PS refusent de jouer les « idiots utiles » mais endossent sans sourciller le costume d’épouvantail. Qui ne dit mot consent.
Martin Vettes

La Grand-messe de jeudi soir a tourné au vinaigre après qu’une Arlette Chabot déconfite ait lu le communiqué de presse signé Peillon. A la fois annonce et justification de son absence, le papier se fit pièce à conviction pour la présentatrice du débat, les protagonistes et les téléspectateurs qui n’auront pas manqué de juger par contumace son auteur. Celui-ci n’a pas raté grand chose. Un reportage sur Besson suivi d’une querelle de mots et de chiffres – entre le ministre et Le Pen – sur l’immigration, ne valaient sans doute pas le déplacement. Et puis en quoi cette « autre idée de la France » qu’il invoque peut-elle intéresser les Français, a fortiori les socialistes ? Qu’aurait trouvé à répondre à l’artisan d’un débat absurde l’agrégé de philosophie? Une « comédie » à laquelle il réplique par un coup de théâtre, voilà le paradoxe que Peillon s’est offert. Disons-le franchement, ce coup médiatique est un bide haut de gamme. Saluons néanmoins la fougue du député européen qui, une fois n’est pas coutume au PS, a décidé de faire cavalier seul, ou presque, Martine Aubry étant son unique complice. D’où un certain malaise au sein du parti dont les membres ne se bousculent pas pour prendre la défense de leur non-porte-parole d’un soir. Insatisfait d’ajouter ainsi de la discorde à la discorde, Peillon nous a régalé, toujours dans son billet d’absence, d’une savoureuse diatribe contre « l’opération » menée par l’Elysée avec l’étroite collaboration de Chabot. Mais ce délire complotiste lui est vite passé, comme l’atteste sa présence dès le lendemain sur le plateau du Grand Journal, où il a d’ailleurs eu du mal à plaider sa cause. Belle pirouette pour celui qui dit « lutter contre un système médiatique qui fabrique des discours préformatés ».Son volte-face traduit surtout l’attitude grotesque d’un parti impuissant qui ne trouve son unité que dans le silence. Peillon et le PS refusent de jouer les « idiots utiles » mais endossent sans sourciller le costume d’épouvantail. Qui ne dit mot consent.

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