Barack Obama réforme son slogan : « Yes we could »
Posté le 26 janvier dans International, Politique
Pourtant, c’est bien avec le slogan « Yes We Can » que Barack obama a conquit les américains. Un an plus tard le bilan est pour le moins mitigé. Mais dans un pays qui fut l’épicentre de la crise financière internationale, engagé par ailleurs sur deux théâtres d’opérations qui ont considérablement decrédibilisé son image dans le monde et, enfin, qui est doté d’institutions favorisant le consensus au mépris de toute réforme d’envergure, pouvait-il en être autrement ?
Le mandat de Barack Obama a débuté en pleine tempête financière. L’urgence était de sauver les banques de la faillite en injectant massivement de l’argent, afin d’éviter l’effet boule de neige qui a suivi la faillite de Lehman Brothers. Barack Obama a réussi à les sauver de la banqueroute, sans pour autant changer leurs pratiques, comme la rémunération extra-atmosphérique des traders et de leurs dirigeants. Mais c’est surtout la mentalité du monde de la finance qui n’a pas évolué, avec toujours cette même volonté de faire du profit à court terme en prenant le plus de risques possibles.

Sur le plan diplomatique, le prix Nobel reçu par le Président américain dès sa première année est symbolique de l’attente mais aussi du changement de discours des Etats-Unis sur la scène internationale, avec un leitmotiv : « réparer les dégâts causés par George W. Bush ». L’établissement d’un plan de sortie en Irak a donc été la conséquence de ce changement de politique. Cependant l’envoi de soldats supplémentaires en Afghanistan et le manque de stratégie claire decrédibilisent la stratégie de la main tendue de l’administration Obama. Le débat sur le système de santé a profondément divisé l’opinion alors que cette réforme est une réelle avancé sociale permettant à 48 millions d’américains d’être enfin couvert. Preuve qu’il n’est pas si facile de réformer dans un pays marqué par l’individualisme et dans un domaine où les lobbies sont si puissants. Cette première année difficile nous montre que la volonté politique ne suffit pas. Même auréolé du statut de Président nobelisé des Etats-Unis, Barack Obama n’a pas la marge de manœuvre nécessaire pour tenir ses promesses. Mais n’a-t-il pas été élu pour quatre ans ?
H.G.
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26 janvier 2010
Suite à l’INCROYABLE décision (mais pourquoi cet évènement ne fait-il La Une qu’aux USA ? !!!), le 21 janvier, par la Cour Suprême, considérant que les limitations du financement politique par les entreprises sont contraires au premier amendement de la Constitution:
USA, Nov 2008: GoogleObama VS ExxonMcCain ? Un scénario-fiction désormais imaginable ?
C’est la question trouvée sur Pnyx. Pour donner votre opinion:
http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/508
Demain, si la constitution reste en l’état, une « super marque » créera-t’elle son propre candidat ? Ou au-contraire, une entreprise commerciale n’aura-t’elle jamais intérêt à se marquer autant politiquement ?
Alors, à votre avis ?